Candide from Muse interrompue by Fred Barbe
Tracklist
| 6. | Candide | 4:47 |
Lyrics
L’écho du terrazzo, mon cœur léger s’égare,
La tête pleine d’idées, l’âme en altitude.
Les affiches sourient, promesses illusoires,
Un monde meilleur, naïves béatitudes.
Mon esprit se promène aux jardins infinis,
À l’aube des révoltes, d’un avenir fleuri.
Loin des leçons trop sages, chaque appel sonne faux,
Clients enragés, leur colère à mon dos.
Je mime un intérêt pour leurs soucis futiles,
Les heures s’écroulent sur mes rêves fragiles
« Tout ira bien », c’est juste un chapitre sans gloire,
Temps vendu, interlude absurde au purgatoire.
Dans ses yeux, j’avais vu une promesse éclore,
Destins entrelacés, doux parfum, cheveux d’or.
Mais l’illusion froide, un charme malhabile,
Vide mon cœur brûlant de son suc volatile.
« Tout ira bien », je souffle, incertain, me défendre
Évidemment, je sais ce que je crains d'entendre.
Sur l’asphalte brûlant, slogans brandis bien haut,
Ma voix se perd au loin, sans atteindre le château.
Mes cris s’évaporent sous les rires du vent,
Mirages fracassés sous un joug écrasant.
« Tout ira bien », pleurai-je, courbé sous le poids
Vaincu, à genoux, devant dogmes et lois
Mes idéaux, captifs derrière la serrure,
D’un bureau grisâtre, un diplôme sur le mur.
Je feins l’importance de ces chiffres hypnotiques,
Envieux en secret d'une vie diogénique.
« Tout ira mieux », me dis-je, mais ma voix chancelle,
Le doute prend racine, mon espoir se cisèle.
J'avance désormais sans chercher d’épilogue,
Ni prophète, ni mage, ni obscure mystagogue
Candide, déçu, sans chimère et sagace,
Finalement détaché de ce pesant fantasme.
Le compteur s’accélère, maintenant ou jamais,
D’une main résolue, je pose le pistolet.
À reculons déjà, sur le versant vieilli,
Mon Eldorado n’est rien qu’un souvenir aigri.
Mes pas hésitants piétinent des songes vétustes,
Serein et paisible, attendant l'infarctus.
Lucide, je contemple l’ironie souveraine,
Et salue sans rancune ses nouveaux capitaines








