Traum from Dasein / Mitsein by Alixer
Tracklist
| 2. | Traum | 7:03 |
Lyrics
(Déha)
J'ai parlé de force, j'ai parlé de fleurs, j'ai parlé des milliers de feuilles qui craquaient sous mes pieds lorsque j'érrais dans le vide de ma ville, pourtant bien trop remplie de bruits et images parasites. J'ai avancé le plus loin possible pour arriver à hier, les lames figées sur un passé malade dont les traînes surgissent trop souvent. J'ai mal, mais je n'ai pas mal pour toi. J'ai mal de moi. J'ai mal d'un surplein de moi au pluriel qui forment un chaos impossible, et dans le pire j'eus espéré qu'ils ordonnent ma merde de cerveau. Trop d'années passées, et c'est toujours les mêmes histoires. Il n'y a plus de ciel au dessus de ma tête. Il n'y a que le sol et le plafond que je me suis créés dans un huit-clos trop petit, trop terne, trop monochrome.
(Alixer)
Toujours les mêmes histoires
le ciel se noircit
Ma chair, la saillie
Regards fuyants,
Ces heures passées les mains dans les mains
à regarder le plafond et ses araignées
Ainsi va la vie,
De chaos en dépit
De sursauts en périls
Mes pieds ne savent plus danser
ma tête ne sait plus penser
(Déha)
Allez, faut qu'on se remette droit ! Assez avec les mots trop gentils, trop doux, qui ne me valent pas, qui ne me concernent pas du tout et que l'on me dit tous les jours par pitié ou bienséance. J'ai envie d'hurler par-dessus toutes les conversations banales des gens, qu'ils comprennent qu'ils se faussent leur vie et leurs joies. Ouais j'ai la vérité putain, tu crois quoi ? J'ai vécu trop, ou trop peu, mais je sais, je connais ce noir absolu, je connais. Il faut tomber pour remonter, et j'ai les genoux ensanglantés, constamment, mais je suis debout. Si je suis dans les ombres, je me dois de les comprendre, de les apprivoiser, d'en faire ma pute, d'en faire ma femme, d'en faire mon enfant que je verrai partir un jour, et j'en serais certainement triste, comme lorsqu'un général de guerre tue sa nemesis. Ouais, tu me manqueras.
(Alixer)
Est-ce que tu te souviens
la chaleur de ton lit
la douceur de nos rêves
Le vide a-t-il tout avalé
Mes cauchemars ont pourtant toute leur réalité
La chair écrasée
tes yeux apaisés
Ainsi va la vie,
de chaos en dépit
De sursauts en périls
Mes pieds ne savent plus danser
ma tête ne sait plus penser








